• LE TÉMOIGNAGE DE LUCAS
Chers Madame et Monsieur Clinet,Étant dans l'impossibilité de vous rendre visite aujourd'hui a la suite de l'obtention du baccalauréat que mon ami Antoine le mechu est gentiment allé chercher avec une procuration, je souhaitais vous écrire cet email pour vous remercier tous les deux infiniment de m'avoir mené a la réussite et d'avoir fait de moi un vrai étudiant (encore perfectible...). Comme l'a dit ma mère aujourd’hui, sorti d'une école avec une 3ème catastrophique, bourrée d'avertissements de comportement, jamais elle n'aurait cru me voir arriver la, a cette époque. Car en me faisant confiance et m'acceptant a Edgar Poe, vous avez su m'inculquer une véritable morale (qui vous tient tant a cœur, je le sais) et quelque chose que peu de personne ont aujourd'hui : la droiture. Hormis cela, vous m'avez également remis sur le bon chemin et m'avez permis d'avoir une nouvelle approche du travail. Vos soutiens ont été véritablement utiles et je me rends réellement compte de la chance que nous avions de vous avoir ! Ces 3 années dans votre lycée ont été fantastiques et les amis que je m'y suis fait resteront toujours à mes cotés. Je tenais également a m'excuser pour le dernier soutien que vous, Mr Clinet, nous avait donné où Antoine et moi nous sommes comportés comme des imbéciles. Je voulais vraiment que nous nous quittions sur une autre image de moi et c'est pour cela que je viendrai vous remercier en personne à la rentrée en septembre. J'espère également vous recroiser a nouveau dans le 18eme, si je ne suis pas parti en Angleterre avec Kate ! Ce ne sera tout de façon pas trop grave, car croiser Johnny dans la rue mettrait sûrement votre réputation en péril ! Amicalement, Lucas
  • LE MONDE
« ICI ON NOUS AIDE » Comme tout parait simple parfois quand on a 18 ans ! A les écouter, ces jeunes élèves du COURS EDGAR POE à Paris (10ème) n’ont pas d’état d’âme. Du moins quand ils jugent leur école. L’incertitude ne les brouille pas. « Au lycée d’Etat, c’était l’usine, les profs s’en foutaient. Ici, ils sont toujours prêts à nous aider. ». Voilà ce qu’ils commencent et finissent tous par dire. Avant : l’usine. Maintenant : la famille. Comme tout paraît simple, parfois, quand on a 18 ans… Valérie, en terminale D « j’étais en seconde au lycée Turgot, Les profs venaient donner leurs cours et partaient. On faisait ce qu’on voulait, on arrivait en retard, et, à la fin de l’année, on nous virait. A Edgar POE, on a des supers contacts avec eux ? C’est l’ambiance familiale : ils nous donnent confiance. » L’an dernier, leur cours a conduit 80 % d’entre eux au succès en séries A et B du baccalauréat, et 65 % en série D. La menace qui pèserait sur la liberté scolaire ne les a pas vraiment atteints. S’il fallait, peut-être bien qu’ils se mobiliseraient et rempliraient la rue avec leurs camarades des écoles catholiques. Mais pourquoi s’inquiéter ? Tout paraît si simple ! A supposer même que le cours EDGAR POE devienne lycée d’Etat. « Si l’on garde les mêmes profs, que voulez-vous que ça change ? » Charles VIAL
  • L'ÉTUDIANT
« Si personne ne me pousse à travailler, je ne fais rien, je suis plutôt du genre flemmarde » témoigne, très lucide sur elle-même, Elisabeth Moreau en Terminale S au Cours Edgar POE (Paris) qui ajoute : « j’y ai trouvé des profs motivés et qui nous encouragent à travailler, ce qui est complètement différent de ce que je connaissais dans le lycée où j’étais avant : les enseignants nous ignoraient, n’essayaient surtout pas de savoir pourquoi nous ne travaillions pas, ne discutaient jamais avec nous. » Enthousiaste, Elisabeth l’est aussi parce qu’elle a trouvé dans son nouvel établissement une équipe pédagogique vraiment à l’écoute des élèves : « si je n’ai pas compris une explication, je peux poser une question pendant ou après le cours. Le prof prend toujours le temps de m’expliquer, même plusieurs fois s’il le faut. Souvent, les profs viennent nous parler dans les couloirs pour savoir si on a tout compris. Ils s’intéressent à nous. » Malgré les méthodes pédagogiques de l’établissement (heures renforcées dans toutes les matières, entraînement systématique aux examens oraux et écrits) très éloignés de ce que font les autres lycées, Elisabeth n’a pas pour autant renoncé et s’est inscrite en connaissance de cause : « Au départ, c’était un peu dur d’avoir plus de 40 heures de cours et de perdre le mercredi de repos mais finalement, on a moins de travail à la maison puisque nous en faisons plus à l’école. » Ce que d’autres considéreraient comme du « gavage » de connaissances. Elisabeth, au contraire, le ressent comme une très bonne préparation au bac : « On arrive à l’examen sachant comment ça va se passer. Alors que mes amis, notamment ceux restés dans mon ancien établissement ont très peu de devoirs sur table et d’oraux dans les conditions du bac. »Elisabeth 18 ans Elève de Terminale S